Cadmos Day 2011

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Modelling and Large Scale Computation in Sciences

Journée de présentation de CADMOS:

Le système sanguin reproduit en 3D à l'EPFL

L'outil développé par l'EPFL permet de modéliser la circulation sanguine. [Keystone]

CADMOS DANS LA PRESSE

Le système sanguin reproduit en 3D à l'EPFL

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Un système de modélisation en trois dimensions développé par des chercheurs lausannois permettra bientôt d'évaluer le risque d'artériosclérose de manière personnalisée. Ce résultat a été obtenu grâce au supercalculateur Cadmos installé à l'EPFL depuis août dernier.
La technologie mise au point par le Laboratoire de modélisation des matériaux permet de reproduire le système sanguin en 3D et en mouvement, a indiqué jeudi la Haute Ecole dans un communiqué . Elle devrait permettre, d'ici deux ou trois ans, de prévoir les risques d'insuffisance coronarienne pour un patient en particulier.

L'insuffisance coronarienne, un manque d'oxygénation du muscle cardiaque lié à l'artériosclérose, constitue la première cause de mortalité dans le monde. Le cholestérol forme des plaques sur les parois des vaisseaux sanguins et les obstruent peu à peu. Au fil des années, ces dépôts se solidifient et empêchent le sang de circuler normalement.

Conceptualiser l'écoulement sanguin

La géométrie du système sanguin, différente pour chaque personne, affecte significativement les schémas de circulation du sang. L'outil développé à l'EPFL permet, sur la base d'un scanner, de conceptualiser l'écoulement sanguin dans ses moindres détails, jusqu'à une échelle de 10 microns. Les endroits propices aux dépôts peuvent donc être détectés avant même leur apparition.

Cette simulation implique un milliard de variables pour représenter le fluide couplé avec le mouvement de dix millions de cellules rouges, interagissant les unes avec les autres et avec le fluide environnant. Grâce aux travaux des chercheurs, six heures suffisent désormais à établir la carte complète du système coronarien d'une personne sur le supercalculateur.

L'EPFL et les Universités de Lausanne et Genève ont acquis ensemble l'an dernier ce superordinateur composé de 16'000 microprocesseurs, l'équivalent de 8000 ordinateurs personnels. Prochaine étape: les chercheurs vont développer d'ici deux à trois ans une version allégée du programme, utilisable sur des ordinateurs moins puissants, par exemple dans un cabinet médical.